B. Les réseaux sociaux, étude de cas : Facebook

B. Les réseaux sociaux, étude de cas : Facebook

 

1. Qu’est ce qu’un réseau social ?

 

Un réseau social est un ensemble d'entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social. L'analyse des réseaux sociaux, basée sur la théorie des réseaux, l'usage des graphes et l'analyse sociologique représente le domaine étudiant les réseaux sociaux. Des réseaux sociaux peuvent être créés stratégiquement pour agrandir ou rendre plus efficient son propre réseau social (professionnel, amical). Il existe des applications Internet aidant à se créer un cercle d'amis, à trouver des partenaires commerciaux, un emploi ou autres. Il s'agit de services de Réseautage social

Le réseautage social (distinct du concept de réseau social en sociologie) se rapporte à une catégorie des applications d'Internet pour aider à relier des amis, des associés, ou d'autres individus employant ensemble une variété d'outils. Ces applications, connues sous le nom de "service de réseautage social en ligne" (en anglais social networking) deviennent de plus en plus populaires. Elles peuvent aussi se rapporter au champ de la gestion des carrières professionnelles (coaching professionnel).

Les réseaux de ce genre peuvent aussi permettre une meilleure distribution artistique, en favorisant la formation de contacts, mais d'abord en permettant à des artistes d'assurer une visibilité à leur travail (musique, vidéo, photographie).

Réseaux sociaux : plus d'un milliard d'utilisateurs d'ici 2012

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Commentaire 75 % des internautes seront adeptes d'au moins un réseau social (MySpace, Facebook, Flicr etc.) en 2012, selon les prévisions de Strategy Analytics. La barre symbolique d'un miliard d'utilisateurs devrait d'ailleurs être dépassée à cet horizon. Pour 2007, l'institut estime à 373 millions ce chiffre, soit 46 % de la population internaute. En 2008, cette part est attendue à 52 %, avant d'atteindre 60 % en 2009 et 67 % en 2010.

 

 2. Etude de cas: Facebook

À l’origine Facebook était un service en ligne destiné aux étudiants américains. Désormais accessible dans le monde entier à n’importe qui (mais toujours pas en français), le site déclenche les passions. Certains ne jurent désormais plus que par Facebook et y passent des heures chaque jour, d’autres le trouvent tout simplement sans intérêt.

À travers cette étude de cas nous allons voir si Facebook mérite ou non ce déchainement de passions, s’il « le vaut bien ». Analyse un peu décalée du phénomène …

 1) Présentation

a) qui est Facebook ?

Facebook est un site Web de réseautage social destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues, en priorité dans les pays anglo-saxons. En décembre 2008, il rassemblait plus de 140 millions de membres à travers la planète, il est le 5e site le plus visité au monde selon Alexa Internet. Facebook est né à Harvard : il est à l'origine le réseau social fermé des étudiants de cette université avant de devenir accessible aux autres universités américaines. La vérification de la provenance de l'utilisateur se faisait alors par une vérification de l'adresse électronique de l'étudiant. Le site est ouvert à tous depuis septembre 2006.

Le 2 octobre 2008, Facebook annonce qu'il va implanter son siège international à Dublin (pour les marchés européen, africain et moyen-oriental). Le 9 octobre 2008, Facebook annonce qu'il va ouvrir un bureau à Paris.

Le nom du site s’inspire des albums photo (trombinoscope ou facebooks en anglais) regroupant les photos prises de tous les élèves durant l'année scolaire et distribuées à la fin de celle-ci aux collégiens, lycéens et étudiants.

Un beau jour, vous recevez un courriel d'une connaissance qui vous interpelle "hi, I invited you as a friend on Facebook". Vous cliquez sur l'adresse. Hop, vous voilà immergé au coeur d'un réseau international, où l'on vous propose de partir à la recherche d'amis et de créer votre propre profil, en donnant votre identité, une photo et des informations -dont vous pouvez restreindre l'accès- sur votre cursus, vos hobbies etc. Vous pouvez alors vous inscrire dans divers groupes par pays, par école, par association ou par thèmes.

Si vous n'avez pas d'invitation, il vous suffit de vous présenter directement sur le site et de créer votre profil et vous voilà membre d'une communauté de 42 millions de personnes.

b) Les jeunes et Facebook

Plus d'un jeune internaute sur deux utilise les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux commencent à apparaître dans les premiers usages du Web chez les jeunes internautes américains âgés de 12 à 17 ans : sur un panel constitué de 886 adolescents américains internautes, 55 % déclarent utiliser les sites de networking, ou réseaux sociaux, c'est-à-dire des sites comme MySpace ou Facebook. Les internautes les plus férus de ce type de sites s'avèrent les jeunes filles de 15 à 17 ans, 70 % d'entre elles déclarant utiliser ces sites, tandis que les garçons de la même tranche d'âge ne sont que 54 % à s'y intéresser. Si au total 55 % des jeunes internautes déclarent avoir créé leur profil personnel, ils sont plus de 9 sur 10 à l'avoir fait sur la base de ceux qui déclarent fréquenter les sites de réseaux sociaux. C'est notamment chez les jeunes filles de 15 à 17 ans que le pourcentage de création des profils sur ces sites est le plus important : elles sont 70 % à déclarer l'avoir créé, contre 57 % du côté des garçons du même âge. Mais tous les jeunes qui déclarent avoir créé leur profil ne choisissent pas de le rendre visible par l'ensemble de la communauté : seuls 31 % affirment avoir rendu leur profil accessible à tous, contre 45 % qui ont choisi de le rendre visible à leurs amis uniquement. 21 % des jeunes utilisateurs de ces réseaux sociaux ont en revanche choisi de ne pas le rendre consultable pour le moment.

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Quasiment un jeune utilisateur des réseaux sociaux sur deux visite ces sites ou met à jour son profil au moins une fois par jour (26 %), 22 % d'entre eux déclarant même le faire plusieurs fois dans la journée. Ils ne sont que 20 % à le faire que quelques fois par mois, ou à une fréquence encore moins élevée. Cette fréquence d'utilisation est plus forte chez les jeunes qui accèdent à Internet depuis leur domicile, que chez les adolescents qui surfent sur le Net depuis leur école.

ENTRETENIR ET CONSERVER DES LIENS 

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Les jeunes internautes ont repris à leur compte le principe de ces sites : pour 91 % d'entre eux, les sites de networking permettent d'entretenir des liens avec des amis proches, et pour 82 %, ces sites leur permettent de conserver des liens avec des amis qu'ils voient moins. Seulement la moitié des internautes sondés s'appuie sur les réseaux sociaux pour entrer en contact avec de nouveaux membres de la communauté. Les garçons de 15 à 17 ans sont plus à même de saisir les opportunités que leur offrent ces sites, 60 % d'entre eux déclarant les utiliser pour entrer en contact avec de nouveaux amis, contre 46 % chez les jeunes filles du même âge.

2) Controverses

a) CNIL : Facebook menace-t-il les données privées ?

Facebook, MySpace et autres réseaux sociaux menacent-ils la confidentialité des données ? La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) s'interroge et invite les internautes à la prudence.

Les services offerts par les plates-formes de mise en relation (création de profils, partage de contenus multimédias, échange de messages, création de communautés thématiques, etc.) sont le plus souvent proposés gratuitement « en contrepartie d'une utilisation commerciale de vos données personnelles », note la CNIL dans un communiqué. Avant d'ajouter : « les informations vous concernant sont plus ou moins largement diffusées, indexées et analysées. La vigilance s'impose ».

Consciente des dérapages possibles, la CNIL déclare avoir rencontré fin 2007 des représentants de Facebook, un réseau de 60 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde, « afin d'évaluer les risques qu'un tel service peut comporter au regard de la protection des données ». En la matière, l'intégration par défaut du programme publicitaire controversé Beacon et le mea culpa
de Mark Zuckerberg, co-fondateur et CEO de Facebook, ont fait couler beaucoup d'encre.

Dans ce contexte, la CNIL entend obtenir des informations sur la manière dont Facebook analyse les profils de ses membres pour leur délivrer des publicités ciblées. La Commission rappelle, par ailleurs, que les personnes concernées doivent être informées « de la finalité des fichiers, des destinataires des données et de l'existence d'un droit d'accès et de rectification ».

Enfin, la CNIL a récemment demandé à la jeune pousse californienne des précisions concernant la durée de conservation des données personnelles des membres de Facebook, les adresses IP traitées et, enfin, les adresses électroniques des personnes invitées par un membre du réseau social.

Selon le porte-parole d' Andrew Cuomo, avocat général de la cour de New York, Facebook doit répondre rapidement à la demande des internautes d'un réseau plus sûr pour les plus jeunes membres. " Nous espérons une correction immédiate de la part de Facebook éliminant les dangers apparus dans notre enquête ", a déclaré le porte-parole Jeffrey Lerner relayé par AP.

Cuomo avait annoncé la semaine dernière que le groupe Facebook n'avait pas répondu à " de nombreuses " réclamations posées par les enquêteurs qui furent sollicités par des prédateurs sexuels après avoir enregistré de faux profils de membres âgés de 12 à 14 ans. Selon son bureau, les responsables du réseau communautaire ont mis trois jours pour réagir à leurs appels et courriels.

Une rencontre devrait avoir lieu cette semaine et des changements devraient rapidement suivre, a indiqué un membre du bureau de Cuomo. Selon Lerner, l'affirmation selon laquelle Facebook était le plus sécurisé des réseaux communautaires était vraie il y a trois ans et demi lors de son lancement. Mais les choses se sont considérablement dégradées depuis.

D'après la porte-parole de Facebook, Brandee Barker, le groupe " travaille constamment sur ces questions et sur des technologies qui améliorent encore davantage la sécurité et le contrôle des profils sur le site Web ".

3) MSN en danger ?

Le plus généraliste des réseaux sociaux ratisse dans toutes les tranches d’âge. Et inquiète les entreprises.

Comment diable pouvait-on vivre quand Facebook n’existait pas ? C’est la question que se pose probablement une part appréciable des cent cinquante millions d’internautes inscrits au plus célèbre des réseaux sociaux. Qui fête cette semaine ses cinq ans. En Belgique, il serait le troisième site le plus visité, derrière Google et Live, le portail de Microsoft, devançant d’autres poids lourds du Net comme YouTube et eBay.

Ce site dont l’utilisation est gratuite, met à la disposition des internautes une série d’outils d’un emploi très aisé, permettant de rester en contact – ou de retrouver – ses amis, pour partager avec eux des photos, annoncer des événements ou échanger des messages. Pour une kyrielle d’utilisateurs, il est littéralement devenu une seconde famille, virtuelle.

Les ados ont si bien intégré ce nouvel outil de socialisation qu’ils ont un peu délaissé les grands classiques auxquels ils étaient accros jusqu’à il y a peu. Comme MSN Messenger, le logiciel de « tchat » de Microsoft, qui cède de plus en plus la place aux fonctions de messagerie instantanée que l’on trouve dans Facebook et n’a qu’à bien se tenir.

« C’est sûr que Facebook est moins souple que MSN pour tchatter, explique Lucie, 15 ans. On n’a pas autant de possibilités de changer l’apparence de son écriture et les alertes qui préviennent qu’un message est arrivé sont moins visibles. Mais d’un autre côté, c’est pratique de tout rassembler dans Facebook. Alors MSN, on en a moins souvent besoin. Par contre, ce qui est certain, c’est que la plupart des gens que je connais ont abandonné leur Skyblog pour mettre en ligne des photos et savoir où auront lieu les prochaines soirées. »

Le signe que quelque chose a vraiment changé avec la déferlante Facebook : il y a deux ans à peine, MSN était pour les ados le logiciel de communication incontournable et Skyblog la plate-forme favorite pour créer leur blog.

Un phénomène qui est d’ailleurs très loin de se limiter aux tranches d’âge les plus jeunes. Facebook ratisse très large. Bien des retraités qui n’auraient jamais taillé une petite bavette en ligne avec leurs connaissances et encore moins créé leur page web personnelle sont aujourd’hui des mordus. Et lors des réunions de famille, il n’y a plus grand monde pour s’étonner d’une nouvelle ou d’un ragot que l’on a ramassé sur Facebook. Vous pensiez épater la galerie en annonçant que machin s’est trouvé un nouveau petit ami à la soirée boudin compote de samedi dernier ? Pas de chance, tout le monde à déjà vu sa photo sur le site.

Il reste cependant bien des internautes qui n’ont pas – encore – succombé aux charmes de Facebook et restent irréductiblement allergiques aux coups de canif qu’internet donne à la vie privée. Les entreprises, elles aussi, commencent à se poser des questions sur l’opportunité de laisser leurs employés scotchés à Facebook tout au long de la journée. Certaines ont choisi d’imposer des mesures radicales, interdisant désormais l’utilisation de Facebook durant les heures de bureau. Une attitude qui a même déteint sur de grandes administrations publiques comme le Forem, qui depuis quelques mois a banni l’accès au site sur son réseau.

L’éventuelle perte de productivité n’est pas la seule justification donnée par les patrons qui ont dit « non » à Facebook. Certains évoquent également les risques liés à la sécurité. « La popularité de Facebook en fait une cible attrayante pour les créateurs de logiciels malveillants, note Jean-Paul Rosette, l’administrateur délégué de Flexos, une société wallonne spécialisée dans la sécurité informatique. N’importe quel site web peut présenter des failles potentielles. Mais les sites qui permettent une grande interactivité avec les internautes, comme Facebook ou Myspace, présentent un danger plus grand encore. » Selon Flexos, c’est par des sites populaires de ce genre que le risque de dissémination discrète de programmes dangereux est aujourd’hui à son niveau maximal.

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